Énergies renouvelables : l’Europe franchit un cap historique en 2024

Énergies renouvelables l’Europe franchit un cap historique en 2024

Une dynamique tirée par le solaire

Cette avancée spectaculaire est portée par une accélération sans précédent du développement des énergies propres, avec 59 gigawatts (GW) de capacités supplémentaires installées en un an, soit une hausse de 16 %. Le solaire photovoltaïque en est le principal moteur : +46 GW, une envolée de 19 % par rapport à l’an dernier.

Pourtant, ce secteur fait l’objet de vifs débats en France. Alors que le gouvernement réduit son soutien aux petites installations, le développement massif de l’agrivoltaïsme — ces grandes centrales solaires installées sur des terres agricoles — soulève des inquiétudes environnementales et divise les acteurs de la transition.

Le recul des énergies fossiles se poursuit

Si le gaz fait de la résistance avec une légère hausse, les énergies fossiles dans leur ensemble déclinent nettement dans le mix électrique européen. Le charbon enregistre la chute la plus marquée, avec une baisse de 27 %, suivi par le pétrole (-15 %) et le gaz naturel (-8 %). Le nucléaire, quant à lui, reste stable à 24 %.

Des trajectoires nationales contrastées

L’évolution varie fortement d’un pays à l’autre. L’Allemagne a achevé en 2024 sa sortie du nucléaire, sans accroître sa dépendance aux énergies fossiles. Elle mise sur une forte montée en puissance de l’éolien et du solaire, combinée à une réduction de la demande énergétique. Les renouvelables y constituent désormais 57 % du mix électrique, mais le pays reste dépendant du gaz et du charbon et doit recourir aux importations.

La France, de son côté, maintient une production largement décarbonée, notamment grâce à son parc nucléaire. Elle exporte une part significative de son électricité tout en conservant une consommation intérieure peu émettrice de CO₂.

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