Un projet local à portée globale
Derrière ce projet, on retrouve Q Energy, développeur majeur dans les énergies renouvelables, qui a coordonné une large chaîne d’acteurs : entreprises spécialisées dans les flotteurs, les ancrages, l’équipement électrique ou encore le raccordement au réseau. Un travail collectif soutenu par 50 millions d’euros d’investissements.
Le raccordement au réseau est déjà effectif pour les îlots opérationnels : six câbles s’étendent sur 15 kilomètres, reliant la centrale au poste source de Saint-Dizier, en Haute-Marne. Le reste du parc sera mis en service d’ici début 2026.
Transition énergétique et acceptabilité citoyenne
Ce parc solaire flottant coche toutes les cases de la stratégie énergétique nationale : énergie propre, locale, à faible empreinte carbone. Selon la maire de Perthes, Marie-Claude Saget-Thyes, le projet permettra d’éviter chaque année jusqu’à 16 000 tonnes de CO₂. L’élue insiste aussi sur son acceptabilité locale : « Une seule voix s’est élevée contre lors de la concertation publique », précise-t-elle.
Un constat partagé par le député Charles de Courson, qui salue un projet « raisonnable et équilibré », dont le coût de revient – estimé entre 68 et 70 euros le MWh – reste nettement inférieur à celui de l’EPR de Flamanville.
Retombées économiques locales
Outre les bénéfices environnementaux, la centrale génère également des retombées fiscales concrètes. La redistribution des recettes fiscales est claire : 20 % pour Perthes, 30 % pour le département de la Haute-Marne et 50 % pour la communauté d’agglomération du Grand Saint-Dizier.
L’ancien site d’accueil des ouvriers, quant à lui, n’a pas été abandonné : il accueille désormais une centrale solaire terrestre, venant compléter la production d’électricité pour 2 des 74,3 MWc.
Surveillance et maintenance : un site sous haute technologie
L’exploitation du parc n’est pas laissée au hasard. Grâce à des capteurs intelligents intégrés aux équipements, les équipes peuvent surveiller à distance la performance du site et identifier en temps réel tout dysfonctionnement. Un entretien régulier des panneaux est également prévu afin d’assurer leur rendement optimal sur le long terme – estimé entre 20 et 25 ans.